Pour les fauconniers : un sixième sens pour votre oiseau
Accès rapide · Fauconniers · Dernière mise à jour : octobre 2026
Pour : les fauconniers et les associations de fauconnerie, les éleveurs, les soigneurs de la faune sauvage et les fabricants de systèmes de télémétrie pour la fauconnerie.
En bref : Les poteaux électriques tuent des oiseaux de proie dans le monde entier, et un oiseau de fauconnerie en vol libre en pleine campagne est exposé au même danger. Il en va de même pour les éoliennes. bAWARE alerte l’oiseau grâce à un petit dispositif qui détecte les lignes sous tension ou connaît l’emplacement des éoliennes, et le prévient avant qu’il ne s’en approche : d’abord par un signal sonore, puis, s’il continue de s’approcher, par une stimulation électro-tactile inoffensive qui l’amène à s’écarter du danger. bAWARE ne souhaite pas remplacer les systèmes de télémétrie que les fauconniers connaissent et auxquels ils font confiance. Le projet souhaite y ajouter ce qu’aucune balise de fauconnerie ne propose : une alarme contre les dangers mortels. bAWARE a été lancé par un fauconnier, avec pour priorité de sauver les populations de rapaces sauvages les plus menacées, et nous considérons la fauconnerie et la conservation des rapaces comme les deux composantes d’une même passion.
Pourquoi les fauconniers sont concernés
Dans le monde, environ un oiseau meurt électrocuté toutes les trois secondes, soit quelque 10 millions par an [1]. Parmi les grands oiseaux migrateurs suivis par satellite en Afrique et en Eurasie, l’électrocution était la plus fréquente des causes connues de mortalité d’origine humaine [2]. Les faucons ne font pas exception : l’International Association for Falconry a estimé qu’environ 4 000 faucons sacres sont tués chaque année dans la seule Asie centrale, et le fonds pour les rapaces créé à Abou Dhabi en 2018 a fait de la prévention de l’électrocution des faucons l’une de ses premières priorités [3].
Un oiseau de fauconnerie chasse comme un oiseau sauvage et meurt de la même façon. Nos paysages comptent tant de lignes électriques et d’éoliennes qu’il est rarement possible de faire voler un oiseau dans une zone qui en soit dépourvue. Après un vol d’engagement infructueux, un oiseau en vol libre peut choisir un poteau électrique plutôt qu’un arbre, et les espèces qui poursuivent leur gibier sur de longues distances sont les plus exposées. Au fil de nombreux échanges avec des fauconniers du monde entier, le constat est le même : beaucoup ont perdu un oiseau de cette manière ou connaissent quelqu’un à qui cela est arrivé. Pour un fauconnier, cette perte ne se résume ni à une statistique ni au coût d’acquisition d’un autre oiseau : ces oiseaux pouvant vivre plusieurs décennies, c’est souvent la perte de nombreuses années de travail quotidien, d’un partenaire de chasse et d’un membre de la famille. Bien des fauconniers ont cessé de pratiquer à la mort de cet oiseau irremplaçable, quelle qu’en soit la cause.
Télémétrie de fauconnerie et bAWARE : des technologies apparentées aux fonctions distinctes
Les fauconniers utilisent la télémétrie depuis des décennies pour une raison simple : retrouver leur oiseau lorsqu’il disparaît de leur champ de vision. Au cours d’une longue poursuite, ou lorsqu’il plane à la recherche d’ascendances thermiques, un oiseau qui revient toujours de lui-même sur le poing peut néanmoins perdre le contact visuel avec son fauconnier, et réciproquement. Un secteur spécialisé équipe les fauconniers, des émetteurs et récepteurs VHF et UHF alimentés par batterie aux balises GPS solaires qui transmettent leur position à une application via le réseau de téléphonie mobile, bien au-delà de la portée de toute antenne directionnelle. Simon Thomsett et Gunter Schoech, les fondateurs de bAWARE, utilisent cette technologie depuis des décennies et en ont suivi les évolutions.
bAWARE partage de nombreux composants avec les systèmes de télémétrie haut de gamme utilisés en fauconnerie. Sur certains points, il va plus loin : il est conçu pour rester plusieurs années sur un oiseau sauvage, plutôt que d’être installé avant chaque sortie de chasse, et il enregistre bien davantage de données, par exemple celles de l’accéléromètre, qui montrent comment l’oiseau se comporte lors de chaque alerte, ainsi que d’autres données sur sa santé et son environnement. Dans d’autres domaines, ses fonctions sont volontairement limitées. Le suivi et la transmission des données sont optimisés pour la recherche et l’autonomie de la batterie, plutôt que pour un après-midi de chasse. Il peut suivre un oiseau tout au long de sa migration, mais, dans sa configuration logicielle actuelle, il ne permet pas au fauconnier de visualiser chaque virage, chaque montée et chaque piqué d’un vol avec le niveau de détail sur la vitesse et l’altitude qu’offrent aujourd’hui les balises GPS équipées d’un altimètre barométrique. De leur côté, les fauconniers ont investi des centaines, voire des milliers de dollars dans des systèmes de télémétrie qu’ils ont appris à utiliser et auxquels ils font confiance, et recherchent des données plus détaillées sur des durées d’utilisation courtes.
bAWARE n’a donc pas vocation à remplacer les systèmes de télémétrie de fauconnerie. Son objectif est d’y ajouter la fonction qu’aucune balise de fauconnerie sur le marché ne possède : l’alarme.
Ce que bAWARE prévoit pour les fauconniers
À présent : démontrer d’abord l’efficacité. Nous développons un produit entièrement intégré, associant une balise de suivi de tout premier plan conçue pour la recherche, avec capteur et alarme bAWARE, afin de démontrer, lors d’essais scientifiques sur le terrain menés sur des populations sauvages de rapaces menacés, que l’alerte fonctionne, et de comprendre comment les oiseaux y réagissent.
Ensuite : un socle pour l’alarme. Une fois l’efficacité démontrée, nous prévoyons un ensemble autonome comprenant un capteur de ligne électrique et une alarme, intégré à un socle et à un harnais et doté de sa propre petite batterie rechargeable. Les fauconniers pourront l’utiliser avec les systèmes de télémétrie qu’ils possèdent déjà. Pour le fauconnier, le seul changement est que le socle et le harnais peuvent désormais avertir l’oiseau avant qu’il ne se pose sur un poteau électrique. L’ensemble assurant la fonction d’alarme, minuscule batterie rechargeable comprise, pèse actuellement 6,5 g et devient plus compact à chaque nouvelle version.
Avec les fabricants de systèmes de télémétrie : l’alarme intégrée à la balise. Les fabricants de balises de fauconnerie souhaitant intégrer l’alarme à leurs produits peuvent obtenir une licence d’exploitation de notre technologie, dont le brevet est en instance. Grâce au GPS de leur balise, ils peuvent mettre en œuvre le même geofencing (gardiennage virtuel) que nous utilisons pour les éoliennes et avertir également l’oiseau pour qu’il évite les dangers désignés par le fauconnier : une autoroute, une voie ferrée, un aérodrome. Les fauconniers pourraient limiter les déplacements de leur oiseau à un territoire sûr sur lequel ils ont le droit de chasser.
Dans cette version, les distances d’alerte peuvent être réglées depuis l’application.
Comment fonctionne l’alerte et pourquoi elle est sans danger
Tout fauconnier sait qu’un oiseau cesse presque immédiatement de réagir à ses propres grelots. Nos premiers essais l’ont confirmé : un son ou une vibration seuls provoquaient une réaction au début, puis presque plus aucune dès le lendemain. Une alarme sonore seule ne suffit pas à empêcher un oiseau de se poser sur un poteau. Certains fauconniers utilisent même des sonnettes électroniques pour localiser leur oiseau lorsqu’il est à portée d’oreille. Cela ne gêne pas les oiseaux.
C’est pourquoi bAWARE fait suivre le signal sonore d’une stimulation électro-tactile, et pourquoi le son intervient en premier : l’oiseau apprend que ce son annonce une sensation désagréable et l’évite.
La stimulation provoque une contraction involontaire des muscles pectoraux de l’oiseau, une sensation qu’il ne tolère pas. Le principe est connu chez l’être humain : les ceintures de tonification musculaire qui contractent les abdominaux par impulsions électriques sont autorisées pour un usage à domicile et vendues au grand public [4]. De nombreux fauconniers travaillent également avec des chiens et connaissent les colliers de dressage électriques. Le dispositif bAWARE étant en contact étroit avec la peau de l’oiseau, il ne nécessite qu’une fraction de la puissance d’un tel collier. Si jamais cette contraction ne suffisait pas, le dispositif dispose d’une réserve de puissance permettant de produire une sensation comparable à celle qu’un chien ressent avec son collier. L’oiseau a le choix : s’il s’écarte dès le signal sonore, rien de plus ne se produit.
L’affaitage montre à lui seul à quelle vitesse un rapace apprend ce dont il peut s’approcher et ce qu’il doit éviter. Le capteur, la stimulation électro-tactile et la libération du harnais fonctionnent désormais au stade du prototype, de manière répétée, sur des lignes électriques réelles et sur des oiseaux vivants. Le capteur a été testé à de nombreuses reprises sur des lignes réelles depuis mars 2026, sur des lignes de 20 kV sur poteaux en bois et de 63 kV sur pylônes en treillis ; les lignes de 20 kV constituent le cas le plus difficile à détecter, de sorte que les détecter à 50 m signifie pouvoir détecter toutes les lignes concernées.
Fauconnerie et conservation : une même passion
Chez bAWARE, nous pensons que la conservation des rapaces et la fauconnerie sont étroitement liées et que chacune a besoin de l’autre. Tout commence par un habitat intact, où vivent les rapaces sauvages et leurs proies. Même là où les oiseaux de fauconnerie sont aujourd’hui majoritairement ou exclusivement nés en captivité, leurs ancêtres vivaient à l’état sauvage, et les fauconniers ont besoin d’écosystèmes sains pour que leurs oiseaux puissent chasser des proies naturelles.
La conservation s’appuie à son tour sur la fauconnerie. La réhabilitation des oiseaux blessés ou intoxiqués et la reproduction en captivité des espèces menacées font appel à des méthodes d’élevage que les fauconniers ont élaborées et perfectionnées pendant des millénaires. Toute personne qui manipule un rapace pour le baguer, le soigner, l’équiper d’une balise ou le mesurer dans le cadre d’une étude a besoin de compétences en fauconnerie. Un oiseau né en captivité ou réhabilité doit aussi être au meilleur de sa condition physique pour survivre après son relâcher ; la condition physique au moment du relâcher a été étudiée comme facteur déterminant de la survie de faucons et d’autours réhabilités [5]. La fauconnerie permet d’affaiter ces oiseaux pour la chasse et de les préparer physiquement comme des athlètes avant de les rendre à la liberté.
À l’origine, fauconnerie et conservation se distinguaient à peine. Le fauconnier capturait un oiseau de passage, un oiseau de première année qui chassait déjà pour se nourrir, mais n’avait encore ni partenaire ni territoire, le faisait voler pendant une saison, puis le relâchait lorsqu’il atteignait l’âge adulte. Une saison au poing aide aussi un jeune oiseau à traverser la période la plus difficile de sa vie : la plupart des jeunes rapaces meurent au cours de leur première année, tandis qu’un oiseau de passage est nourri pendant son premier hiver et retourne à l’état sauvage en pleine condition physique.
Lorsque des pesticides tels que le DDT ont conduit le faucon pèlerin au bord de l’extinction en Amérique du Nord, les fauconniers ont joué un rôle central dans son sauvetage. La Raptor Research Foundation a été créée en 1966 par un groupe de fauconniers et de biologistes, principalement pour sauver le faucon pèlerin [6]. Les techniques qui ont rendu possible la reproduction en captivité, comme l’insémination artificielle avec des oiseaux qui acceptent l’être humain comme partenaire sexuel, sont issues de la relation étroite entre les rapaces affaités et leurs fauconniers [6]. Les fauconniers ont mis leurs oiseaux en bonne santé à disposition, ont appliqué ces techniques à grande échelle et les ont perfectionnées. Le fauconnier et biologiste Heinz Meng a été, en 1971, le premier scientifique à faire naître en captivité des faucons pèlerins destinés à être relâchés dans la nature [7] ; des fauconniers et des observateurs d’oiseaux de tous les États-Unis ont financé ces recherches [8] ; et The Peregrine Fund a, à lui seul, fait naître en captivité et relâché plus de 4 000 faucons entre 1974 et 1997 [9]. Le faucon pèlerin a été retiré de la liste des espèces menacées d’extinction aux États-Unis en 1999 [8].
La fauconnerie est aujourd’hui reconnue par l’UNESCO sous l’intitulé « La fauconnerie, un patrimoine humain vivant », dans le cadre d’une inscription conjointe de 24 pays [10], et l’International Association for Falconry and Conservation of Birds of Prey, qui compte 69 organisations membres dans 48 pays, a notamment pour objectif la conservation des oiseaux de proie [11].
Simon Thomsett, cofondateur de bAWARE, incarne cette symbiose. C’est un fauconnier hors du commun : plus de 60 ans consacrés chaque jour, sur le terrain, à la conservation et à la réhabilitation de rapaces d’espèces du monde entier, plusieurs milliers d’oiseaux de proie passés entre ses mains et de nombreuses premières en chirurgie des rapaces. Il a également mené au Kenya le premier cycle complet de reproduction en captivité d’aigles couronnés réalisé en Afrique, les jeunes s’étant ensuite reproduits à leur tour : son couple a élevé 9 jeunes, tous affaités puis relâchés progressivement dans la nature, et trois d’entre eux ont par la suite été observés nichant dans leurs propres nids.
Gunter Schoech, l’autre cofondateur de bAWARE, est lui-même fauconnier et membre de l’ANFA (Association nationale des fauconniers et autoursiers français), qui soutient bAWARE par ses conseils et son expertise. bAWARE s’autofinance. L’annuaire 2026 de l’ANFA contient un article sur bAWARE.
Cette histoire comporte aussi des manquements, dans les deux domaines. Certains fauconniers peu scrupuleux ont fait passer la possession des oiseaux qu’ils admiraient avant l’intérêt de l’espèce et ont prélevé illégalement des œufs ou des oiseaux sauvages. Du côté de la science, la question de savoir si les lignes électriques à conducteurs nus tuent les oiseaux de proie a reçu maintes fois une réponse. Chaque nouvelle étude qui la pose de nouveau fait perdre aux oiseaux un temps qu’ils n’ont pas et donne à ceux qui pourraient agir dès aujourd’hui une raison supplémentaire d’attendre le résultat suivant. La recherche menée pour elle-même peut perdre de vue l’objectif, qui est la conservation : lorsque les connaissances sont suffisantes, il est temps d’agir.
bAWARE est né de cette frustration : des décennies de preuves et toujours trop peu d’actions. Nous sommes convaincus que le meilleur de la fauconnerie, associé au meilleur des sciences de la conservation, peut assurer la survie à l’état sauvage des magnifiques oiseaux que nous aimons tous.
Ce que vous pouvez attendre aujourd’hui (octobre 2026)
Les balises de pré-série seront disponibles en 2027. Elles équiperont d’abord des oiseaux captifs, puis seront utilisées dans des essais contrôlés sur le terrain, menés sur des oiseaux sauvages en collaboration avec des partenaires scientifiques et des acteurs de la conservation. Le socle de l’alarme destiné aux fauconniers suivra lorsque les essais sur le terrain auront démontré l’efficacité de l’alerte. Les fabricants de matériel de télémétrie intéressés par une licence peuvent nous contacter dès maintenant.
Participez
Si vous faites voler un oiseau dans une région où passent des lignes électriques et souhaitez savoir quand la balise bAWARE sera disponible, ou si vous fabriquez du matériel de télémétrie pour la fauconnerie et souhaitez discuter d’une licence, faites-le-nous savoir via la page de contact. Ce que nous recherchons chez nos partenaires de terrain est décrit à la rubrique « Qui nous recherchons ». Nous ne recherchons pas de financement.
À lire aussi : Comment fonctionne bAWARE · Méthodes comparées · FAQ
Questions fréquentes
La stimulation fera-t-elle mal à mon oiseau ?
Non. Elle fait se contracter les muscles pectoraux, ce que l’oiseau ne tolère pas, en n’utilisant qu’une fraction de la puissance d’un collier de dressage électrique pour chien. Elle est précédée d’un signal sonore pour que l’oiseau puisse l’éviter entièrement. La sécurité de l’oiseau équipé du dispositif est l’un des deux objectifs d’égale importance de nos essais sur le terrain.
Mon oiseau ne va-t-il pas simplement s’y habituer, comme à sa sonnette ?
À un simple signal sonore, oui ; nous l’avons constaté. C’est pourquoi le signal sonore est suivi d’une stimulation si l’oiseau continue de s’approcher, une intensité plus élevée restant disponible si nécessaire. L’oiseau apprend à éviter le signal sonore en raison de ce qui le suit. Il apprend à éviter le danger, au lieu d’apprendre à ignorer l’alerte.
Ce dispositif remplace-t-il mon système de télémétrie ?
Non. La balise bAWARE prévue fonctionnera avec le système de télémétrie que vous possédez déjà.
Les fabricants de balises peuvent également obtenir une licence pour le système d’alarme et l’intégrer à leurs balises.
Puis-je désactiver l’alerte ?
Non ; cela empêcherait le dispositif de remplir sa fonction. Les distances d’alerte peuvent toutefois être réglées, par exemple à des valeurs inférieures à celles prévues par défaut pour les oiseaux sauvages.
Quel est son poids ?
L’ensemble assurant la fonction d’alarme, minuscule batterie rechargeable comprise, pèse actuellement 6,5 g et devient plus compact à chaque nouvelle version.
Alerte-t-il aussi l’oiseau à l’approche d’éoliennes et d’autres dangers ?
La version destinée à la conservation des rapaces sauvages le fait. Pour les fauconniers, les alertes à l’approche des éoliennes et des zones de leur choix, comme une autoroute ou un aérodrome, nécessitent un GPS. Cette fonction sera proposée par les fabricants de systèmes de télémétrie qui obtiendront une licence pour le système d’alarme et l’associeront à leurs balises GPS.
Quand pourrai-je m’en procurer une ?
Le socle de l’alarme sera proposé après les essais sur le terrain avec des balises de pré-série. Ces essais débuteront en 2027. Nous publierons la date et le prix dès qu’ils seront fixés.
Sources
- Virani, M. (2026). What raptors teach us about saving life on Earth. TEDxOxford, TEDx Talks (YouTube), published 16 July 2026; statement at 0:57. https://www.youtube.com/watch?v=-5E1TrNhuXg
- Serratosa, J., Oppel, S., Rotics, S. et al. (2024). Tracking data highlight the importance of human-induced mortality for large migratory birds at a flyway scale. Biological Conservation 293: 110525. https://doi.org/10.1016/j.biocon.2024.110525
- Gulf News (2018). Foundation formed to curb falcon deaths. 5 November 2018. https://gulfnews.com/amp/story/uae%2Fenvironment%2Ffoundation-formed-to-curb-falcon-deaths-1.2212204
- U.S. Food and Drug Administration (2009). 510(k) K091833, GEM-TONE Abdominal Training System (powered muscle stimulator, 21 CFR 890.5850, Class II), cleared 16 October 2009 for over-the-counter strengthening, toning and firming of the abdomen. Record via https://fda.innolitics.com/device/K091833
- Holz, P.H., Naisbitt, R. & Mansell, P. (2006). Fitness level as a determining factor in the survival of rehabilitated peregrine falcons (Falco peregrinus) and brown goshawks (Accipiter fasciatus) released back into the wild. Journal of Avian Medicine and Surgery 20(1): 15–20. https://doi.org/10.1647/1082-6742(2006)20[15:FLAADF]2.0.CO;2
- Platt, J.B., Bird, D.M. & Bardo, L. Captive Breeding. In: Raptor Research Foundation, Raptor Research and Management Techniques manual, chapter 21, pp. 383–400. https://raptorresearchfoundation.org/wp-content/uploads/2023/02/Techniques_Manual_Chapter-21.pdf
- State University of New York at New Paltz, Department of Biology. About Heinz K. Meng. https://www.newpaltz.edu/biology/about-heinz-k-meng/
- Cornell University, College of Agriculture and Life Sciences (2019). Tom Cade, who saved peregrine falcons, dies at 91. 28 February 2019. https://cals.cornell.edu/news/tom-cade-who-saved-peregrine-falcons-dies-91
- The Peregrine Fund. History of the Peregrine Falcon. https://peregrinefund.org/history-peregrine-falcon
- UNESCO Intangible Cultural Heritage (2021). Falconry, a living human heritage. Inscribed 2021 (16.COM) on the Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity; 24 submitting states. https://ich.unesco.org/en/RL?RL=01209
- UNESCO Intangible Cultural Heritage. International Association for Falconry and Conservation of Birds of Prey (IAF), accredited NGO 00428: description. https://ich.unesco.org/en/accredited-ngos/international-association-for-falconry-and-conservation-of-birds-of-prey-iaf-00428